🦎 Affiche De Recrutement Pour La Waffen Ss

Lamise sur pied de cette 11. SS-Division débute en mars 1943 au camp d'entraînement de Gräfenwöhr. Le noyau en est est constitué par le SS-Panzergrenadier Regiment Nordland, détaché de la division Wiking et les Freiwilligen Legion Norwegen et Freikorps Danmark. Afiche de recrutement du régiment Norge (à l'époque encore un bataillon) Lesbénéficiaires de cette pension, dont le montant oscillerait entre 400 et 1 300 euros, ont fait partie de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS. Cette dernière aurait recruté quelque 10 Affichede recrutement de la division SS « Wallonie ». La En juin 1943 elle est versée dans la Waffen SS sous le nom de SS-Sturmbrigade « Wallonien » et participe : Novembre 1943 à février 1944 aux combats en Ukraine, et en particulier aux combats de Tcherkassy où la brigade est décimée. Septembre 1944 : Recomplétée, elle participe aux combats en Estonie; En décembre Début1942, seuls 350 légionnaires sont encore en état de combattre. En février 1942, 450 volontaires sont envoyés sur le front, vidant la Jeunesse Rexiste de ses effectifs. La suite n’est que succession de recrutements voués à l’échec et de combats meurtriers. En juin 1943, la légion passe sous le giron de la Waffen-SS. Contre Analyseret comprendre des documents en histoire Document 1 Affiche de recrutement pour la Waffen SS (1943) La Waffen SS est la branche militaire de la SS. Composée de soldats fanatiques, elle combat sur le front de l’Est à partir de 1943. Document 2 La guerre contre les partisans (Biélorussie, 1943) « La guerre contre les partisans1fut atroce. Affichede recrutement pour la division française de la Waffen SS. Affiche encourageant les jeunes français à aller travailler en Allemagne Pour trois volontaires, un prisonnier de guerre est libéré. Ordre de départ pour le STO (Service du Travail Obligatoire) Fausse carte d'identité de Gaston Frappier, réfractaire au STO en Vendée. Travailleurs français envoyés en Allemagne LaWaffen-SS est la branche armée de la SS, des troupes d'élite qui doivent, sous les ordres d'Himmler, supplanter un jour la Wehrmacht, qui n'est plus considérée comme parfaitement fidèle aux nazis. Himmler recrute de plus en plus dans les pays occupés des fanatiques, comme les SS bosniaques de la division Handschar, recrutés avec l LAMILICE. présentant plus d'inconvénients que d'avantages, il fallut inventer des relais entre les sommets du pouvoir et le bon peuple : les anciens combattants (avant tout ceux de 14- 18) regroupés dans une Légion des combattants placée sous l'autorité directe du vainqueur de Verdun pouvaient apparaître comme la courroie de transmission la mieux adaptée aux Voilà j'ai quelques petites interrogations : je suis une femme, et j'hésite encore à rentrer dans l'armée (sous-officier/officier juriste) ou seulement dans la réserve, seulement je ne suis pas très grande, je fais 1m55. A chaque RDV, mon CeR me dit qu'il me serait strictement impossible de rentrer dans l'armée à moins de 55kg (ce qui 0Cjwa. International Belgique Des députés demandent aux autorités allemandes de leur fournir la liste de ces bénéficiaires, qui ont fait partie de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS. Un brin médusée, la Belgique a découvert, mardi 19 février, que près de trois quarts de siècle après la fin de la seconde guerre mondiale, vingt-deux de ses ressortissants, ou leur veuve, bénéficiaient encore d’une pension de retraite versée par l’Allemagne alors qu’ils avaient été jugés pour collaboration avec le régime nazi. Sur proposition d’Olivier Maingain, président du parti centriste Défi, les députés de cinq formations, membres de la commission des affaires étrangères, ont adopté une résolution demandant aux autorités allemandes de leur fournir la liste de ces bénéficiaires afin qu’il soit mis un terme à une situation aussi méconnue que scandaleuse. L’ambassade d’Allemagne à Bruxelles posséderait la liste en question, mais Berlin s’est, jusqu’ici, refusé à répondre à la demande des députés, et il y a peu de chances que les élus belges puissent régler rapidement cette affaire leur assemblée sera dissoute dans quelques semaines en vue des élections législatives du 26 mai et le gouvernement du libéral Charles Michel, désormais réduit à la gestion des affaires courantes, ne se lancera certainement pas dans une polémique avec l’Allemagne. D’autant que celle-ci n’a pas répondu à une première requête, qui lui a été adressée en 2018. Un décret de 1941 Les bénéficiaires de cette pension, dont le montant oscillerait entre 400 et 1 300 euros, ont fait partie de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS. Cette dernière aurait recruté quelque 10 000 étrangers. C’est un décret adopté en 1941 par le régime hitlérien qui leur a garanti une pension à vie ces collaborateurs militaires en zone occupée étaient considérés comme des soldats allemands et il s’agissait de récompenser leur loyauté, leur fidélité et leur obéissance », selon ces dispositions. En 1998, l’indemnité versée aux veuves d’auteurs de crimes de guerre a certes été supprimée, mais cela n’aurait concerné qu’une centaine d’anciens nazis. Le calcul de la pension versée par l’Allemagne se base sur le nombre d’années que les collaborateurs militaires ont passé en détention après leur condamnation en Belgique. A titre de comparaison, l’indemnité mensuelle versée aux Belges contraints au travail forcé en Allemagne a été fixée à 50 euros par mois. Des gens qui ont commis des crimes ne méritent pas cela », fulmine le député socialiste néerlandophone Dirk Van Der Maelen. D’autres élus de la droite flamande se sont montrés beaucoup plus discrets, par crainte sans doute de ranimer de vieux débats sur la collaboration et l’amnistie en faveur d’anciens collaborateurs, qui concernerait quelque 80 000 Belges au total. Ce thème oppose de manière récurrente Flamands et Wallons, même s’il est désormais avéré que la collaboration, y compris avec la SS, a concerné tant la Wallonie que la Flandre. Une vingtaine de bénéficiaires encore concernés En 2018, l’ambassadeur d’Allemagne à Bruxelles a expliqué à un site flamand d’informations qu’une enquête serait diligentée pour déterminer quel rôle exact avait joué la vingtaine de bénéficiaires belges encore concernés. On ignore si elle a réellement eu lieu, mais des spécialistes de la seconde guerre mondiale confirment qu’ils ne disposent que de quelques fragments d’informations. Les députés réclament dès lors la création d’un comité scientifique belgo-allemand chargé d’éclaircir cette très sombre affaire. Lire aussi Article réservé à nos abonnés En Belgique, un passé collabo qui ne passe pas Dans une réaction à la radio Deutsche Welle, la députée allemande Ulla Jelpke, membre de Die Linke gauche radicale, a évoqué une situation inacceptable ». L’historien Martin Göllnitz, de l’université Johannes Gutenberg de Mayence, confie lui ses doutes quant à toute modification du statut des bénéficiaires le gouvernement allemand n’accepte pas le principe d’un examen individuel des dossiers, et les règles du système de Sécurité sociale sont indépendantes d’éventuelles procédures pénales. Jean-Pierre StroobantsBruxelles, Correspondant Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Découvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois ordinateur, téléphone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. Lammerding, le Kommandeur de la "Das Reich", aurait bénéficié de protections américaines. © DR 22/02/2015 à 0300, Mis à jour le 19/02/2015 à 1759 Soixante-dix ans après le massacre d’Oradour-sur-Glane , ses causes ne sont toujours pas clairement suscitent des interprétations diverses, parfois opposées, et le procès de Bordeaux, en 1953, censé juger les auteurs de ce crime de guerre, n’a rassemblé que des sans-grades et provoqué des blessures profondes entre Français. Rares sont les témoins encore en vie, et ce que Georges Boos a à nous dire vaut certainement d’être analysé, d’autant qu’il n’avait plus parlé depuis 1953. Le portrait qui vient d’être dressé se fonde en partie sur celui établi au lire Notre enquête sur Georges Boos, l'exécuteur d'Oradour A cette époque, ce Français de Moselle, engagé volontaire dans la Waffen-SS, ne pouvait qu’être un monstre. Né le 25 août 1923 près de Sarreguemines, Georges Boos est cultivateur dans la ferme paternelle. Après la défaite de la France et l’annexion de l’Alsace-Moselle au Reich nazi, il devient ouvrier dans une usine métallurgique à Hagondange, en Moselle. En avril 1941, il s’engage, pour des motifs qui nous échappent il se dit que son père aurait été pronazi, dans la Waffen-SS et intègre une école d’infirmier le mois suivant. En août, il est infirmier dans la division blindée Das Reich », sur le front Est. En juillet 1942, il est Feldgendarme gendarme militaire en Normandie, avant d’être renvoyé sur le front russe en décembre 1942. Début 1944, il rejoint la 3e compagnie dans la région de Bordeaux. A Oradour, il a le grade de sergent et dirige le 6e groupe de la 2e section commandée par l’adjudant-chef Egon Töpfer. La suite après cette publicité En échange de la protection des Etats-Unis, les anciens officiers de la Waffen-SS se mettaient à leur disposition en cas de conflit avec le bloc soviétiqueIl aurait été fait prisonnier par les Alliés près de Compiègne. Inculpé pour infraction contre la sûreté de l’Etat, il est incarcéré, de 1947 à 1948, à la prison militaire de Bordeaux, ce qui ne l’empêchera pas de se retrouver sur le banc des accusés du procès de Bordeaux en 1953, au côté de sept Allemands et de treize Alsaciens qui, eux, avaient été incorporés de force. En tant que sergent, il est l’un des plus hauts gradés jugés et va être condamné à mort. Il est vrai que seuls les officiers étaient alors protégés par la CIA, ce qui nous a été révélé, il y a quelques années, par Me Richard Lux, un des défenseurs alsaciens à Bordeaux. Selon lui, un accord avait été passé avec les anciens officiers de la Waffen-SS à l’issue de la guerre en échange de la protection des Etats-Unis, ces hommes s’engageaient à se mettre à leur disposition en cas de conflit avec le bloc soviétique. Dans ses recherches, le juriste américain Douglas W. Hawes évoque également ces protections américaines dont le Kommandeur de la Das Reich », Heinrich Bernhard Lammerding, avait aussi bénéficié. La suite après cette publicité A l’heure actuelle, on ignore tout des tractations diplomatiques que le procès a générées. Cette correspondance recèle-t-elle des révélations sur l’affaire d’Oradour ? Est-ce à l’absence des officiers supérieurs et aux sinuosités de la diplomatie que fait référence Georges Boos lorsqu’il évoque une trahison des hommes, l’axe Berlin-Paris ou lorsqu’il cite le nom du chancelier Konrad Adenauer ?Mais revenons à l’atrocité d’Oradour. Il est exact que Boos et son groupe descendent au lieu-dit Bellevue pour ramener jusqu’au bourg les civils qui se trouveraient sur la route. Il est ensuite en faction à Puy-Gaillard, où il dit avoir renvoyé une fillette de 7-8 ans qui voulait entrer dans le village. Il rejoint le champ de foire, là où d’autres Waffen-SS ont regroupé les habitants du village, et il aurait servi à un moment d’interprète au chef de la compagnie, Erich Otto Kahn. Puis il conduit une vingtaine d’hommes au garage Desourteaux. Le groupe doit empêcher ces civils de se sauver et, ainsi que l’avait ordonné le commandant Adolf Diekmann, de les abattre si Kahn tirait une rafale de mitraillette. Entre 15 h 30 et 15 h 45, une forte explosion se fait entendre. Kahn donne le signal d’ouvrir le feu. Boos dit ne pas avoir tiré, mais il a donné le coup de grâce aux agonisants au garage Desourteaux ; il n’est pas attesté qu’il l’ait également fait à la remise Beaulieu, comme cela a souvent été dit. Après avoir mis le feu au garage, le groupe rejoint l’église. Il est singulier de constater que les dépositions des uns et des autres deviennent plus confuses, voire contradictoires, lorsqu’il s’agit de l’horreur qui s’y est déroulée. Boos a-t-il abattu deux femmes dans ce secteur ? La question reste ouverte. Par contre, il est établi qu’il a quitté Oradour après l’exécution des hommes dans les granges pour conduire l’adjudant Gnug et un autre blessé à Limoges, et qu’il n’est rentré qu’à la nuit tombée. Des dépositions qui nous sont connues, il apparaît que Boos se conforme aux ordres de Diekmann, Kahn et Töpfer. Seule l’exécution – si elle était avérée – des deux femmes près de l’église relèverait d’une initiative personnelle. La suite après cette publicité La suite après cette publicité Seules les identités des 13 "malgré-nous", amnistiés, seront affichées à l'entrée des ruines d'Oradour Oradour était bien le bon endroit. » Cette phrase de Boos montre que les Allemands n’y sont pas venus par hasard. Dans la troupe, il se dit que c’est pour libérer un officier retenu prisonnier. Dans sa déposition faite en 1947, le capitaine Heinz Werner est plus précis sur la mission de Diekmann anéantir le PC du maquis, fouiller le village pour retrouver le commandant Helmut Kämpfe enlevé la veille par la Résistance, faire un maximum de prisonniers afin de procéder à un échange pour libérer l’officier. A quoi Boos a-t-il exactement fait allusion ? Il est bien plus clair lorsqu’il évoque la promesse faite à Marcel Nussy-Saint-Saëns, président du tribunal militaire de Bordeaux en 1953, de ne rien dire de toute cette affaire. Il admet ainsi clairement que tout n’a pas été dit au procès. Cela rejoint le fait, ô combien révélateur, que Me Lux nous avait relaté la défense alsacienne, à peine arrivée à Bordeaux, fut convoquée séance tenante par Nussy-Saint-Saëns. Ce dernier voulait inciter les avocats des malgré-nous » à plaider coupable », en échange de quoi il ferait en sorte que les peines soient atténuées. Cela confirme que le président était partial et qu’il avait déjà rendu son verdict avant même le début du procès. Rappelons à ce sujet que le général de Gaulle déclara, dans le Times » du 17 février 1953, que le jugement était injuste à l’égard des treize incorporés de force alsaciens. Un chef d’Etat aurait-il pu prendre la défense de vulgaires assassins de femmes et d’enfants ? Pourtant, ce sont uniquement les identités des treize malgré-nous », amnistiés, qui seront affichées à l’entrée des ruines d’Oradour jusqu’au milieu des années 1960 ; ni celles des Allemands ou de Boos n’ont été exposées à l’opprobre du peuple. Tout cela porterait à croire que le procès de 1953 était bien celui des treize incorporés de force. Au final, un crime de guerre nazi devenait une affaire franco-française. Entre deux fronts » par Nicolas Mengus et André Hugel, éd. Pierron, 2007. La SS, organisation meurtrière nazie au pouvoir tentaculaire SS la police militarisée du régime nazi d’Hitler Le Schutzstaffel SS était un groupe paramilitaire nazi, formé sur les ordres d’Adolf Hitler en avril 1925. Initialement de petite taille, les SS ont grandi sous la direction d’Heinrich Himmler pour devenir l’organisation paramilitaire d’élite du NSDAP et l’avant-garde des croyances nazies sur pureté raciale. Fondée en 1925, la Schutzstaffel », en allemand pour Échelon de protection », a d’abord servi de gardes du corps personnels au chef du parti nazi Adolf Hitler 1889-1945, puis est devenue l’une des organisations les plus puissantes et les plus redoutées de toute l’Allemagne nazie. Heinrich Himmler 1900-1945, fervent antisémite comme Hitler, prend la tête du Schutzstaffel, ou SS, en 1929 et élargit le rôle et la taille du groupe. Les recrues, qui devaient prouver qu’aucun de leurs ancêtres n’était juif, recevaient une formation militaire et apprenaient également qu’elles étaient l’élite non seulement du parti nazi mais de toute l’humanité. Au début de la Seconde Guerre mondiale 1939-45, les SS comptaient plus de 250 000 membres et de multiples subdivisions, engagées dans des activités allant des opérations de renseignement à la gestion des camps de concentration nazis. Lors des procès de Nuremberg d’après-guerre, Heinrich Himmler ami de HITLER Origines des SS En 1921, Adolf Hitler est devenu le chef d’une organisation politique naissante appelée le Parti national-socialiste des travailleurs allemands nazi. Le groupe a promu le nationalisme et l’antisémitisme allemands extrêmes et n’était pas satisfait des termes du traité de Versailles, le règlement de paix de 1919 qui a mis fin à la Première Guerre mondiale 1914-18 et a exigé de nombreuses concessions et réparations de l’Allemagne. Hitler a blâmé les juifs et les marxistes pour les problèmes de l’Allemagne et a épousé le concept d’une race supérieure » aryenne. À la fin de 1921, Hitler avait sa propre armée privée, la Sturmabteilung » Division d’assaut », ou SA, dont les membres étaient connus sous le nom de storm troopers ou de chemises brunes pour la couleur de leurs uniformes. Les SA accompagnaient Hitler lors de ses apparitions publiques et l’entouraient lorsqu’il prononçait des discours passionnés exhortant ses partisans à perpétrer la violence contre les Juifs et ses adversaires politiques. En 1925, Hitler ordonna la formation du Schutzstaffel, une entité distincte de la SA, bien que liée à celle-ci. Les SS se composaient initialement de huit personnes, qui étaient toutes chargées de garder personnellement Hitler et d’autres nazis de haut niveau. Julius Schreck 1898-1936, loyaliste hitlérien, devint le premier commandant des SS. L’année suivante, Schreck, qui portait fréquemment une fausse moustache ressemblant à celle d’Hitler, est remplacé par Joseph Berchtold 1897-1962. Erhard Heiden 1901-1933 a pris le contrôle des SS en 1927. Cette même année, les membres SS ont été interdits de participer au débat politique et ont dû professer une loyauté indéfectible envers Hitler et le reconnaître sans aucun doute comme leur seul et unique prophète. Heinrich Himmler, architecte des SS Le 6 janvier 1929, Hitler nomma Heinrich Himmler commandant des SS, qui comptaient alors près de 300 membres. Himmler, qui comme Hitler était un fervent antisémite, avait rejoint le parti nazi en 1923 et avait finalement été chef adjoint de la propagande d’Hitler. Himmler était déterminé à séparer les SS des SA, à transformer les SS en une force d’élite plus grande et plus puissante que les SA et, enfin, à modifier la fonction de l’organisation au sein du parti nazi. Heinrich Himmler avec ses officiers SS Sous la direction de Himmler, les SS ont évolué au cours des quatre années suivantes en une unité paramilitaire de premier ordre. Pour se qualifier pour les SS, les membres potentiels devaient prouver qu’aucun de leurs ancêtres n’était juif et n’accepter de se marier qu’avec le consentement de leurs officiers supérieurs. En plus de recevoir une formation militaire, les recrues ont appris qu’elles étaient l’élite non seulement du parti nazi mais de toute l’humanité. Par-dessus tout, ils devaient valoriser l’allégeance et l’obligation à l’idéal nazi, mettre de côté les préoccupations individuelles et s’acquitter de leurs fonctions avec diligence et en tant qu’unité cohérente. De telles attentes se reflétaient dans la devise des SS La loyauté est mon honneur ». Consolidation du pouvoir En 1932, les SS avaient grandi pour inclure des milliers de membres et le groupe a commencé à porter des uniformes entièrement noirs. Lorsqu’ Hitler devint chancelier d’Allemagne le 30 janvier 1933, le nombre de membres SS était passé à plus de 50 000. En mars de cette année-là, Himmler annonça l’ouverture du premier camp de concentration nazi, dans la ville de Dachau, en Allemagne. Le camp abritait initialement des prisonniers politiques opposés aux nazis. Himmler, un jeune bourgeois ordinaire devenu assassin de masse» Il faut savoir qu’une aile séparée du camp de concentration de Dachau a été réservée aux membres SS reconnus coupables d’infractions graves. Près de 130 SS sont internés à Dachau lors de la libération du camp par les forces militaires américaines le 29 avril 1945. En avril 1934, Himmler est nommé chef de la police secrète d’État allemande, la Geheime Staatspolizei », plus connue sous le nom de Gestapo ». La Gestapo, créée l’année précédente, était chargée de traquer et d’arrêter les adversaires d’Hitler. Sans bénéficier de procès, ces prétendus ennemis ont été exécutés ou envoyés dans des camps de concentration. SS la police militarisée du régime nazi d’Hitler En même temps, Himmler était l’une des principales forces en coulisses dans le retrait du pouvoir d’Ernst Röhm 1887-1934, chef de la SA. Le 30 juin 1934, lors d’une purge des principaux responsables SA connue sous le nom de Nuit des longs couteaux », Röhm fut arrêté. Il a été exécuté quelques jours plus tard. L’élimination de Röhm a encore accru le profil de Himmler au sein de la hiérarchie nazie et l’a partiellement conduit à devenir l’un des hommes les plus puissants et les plus redoutés de toute l’Allemagne nazie. Expansion des SS Milieu des années 1930 Au milieu des années 1930, deux subdivisions SS importantes ont vu le jour. L’un était le SS Verfügungstruppen », ou SS-VT, une unité militaire dont les membres étaient cantonnés dans des casernes. Pour être acceptés dans le SS-VT, les recrues devaient accepter un mandat obligatoire de quatre ans. La deuxième subdivision était l’unité de la tête de la mort », dont les membres exploitaient les camps de concentration d’Hitler. L’unité de la tête de la mort a été ainsi nommée parce que les casquettes portées par ses membres étaient décorées d’un insigne représentant l’image d’un crâne. La Seconde Guerre mondiale et la Waffen-SS Au début de la Seconde Guerre mondiale 1939-1945, date à laquelle les SS comptaient plus de 250 000 membres, Himmler créa la Waffen-SS » ou Armed-SS », essentiellement une version étendue du SS-VT. La Waffen-SS se composait d’un cadre de troupes de combat impliquées dans des fusillades de masse, la guerre anti-partisane et la fourniture de gardes pour les camps de concentration nazis. Certaines troupes se sont spécialisées dans la brutalisation et le meurtre d’individus dans les territoires occupés par les nazis. Ils étaient également impliqués dans le fonctionnement quotidien des camps de la mort d’Hitler. Dans les six mois suivant sa formation, les membres de la Waffen-SS étaient au nombre de 150 000, selon certains rapports. Tous n’étaient pas des ressortissants allemands. En 1940, Himmler a proposé le recrutement de citoyens non allemands, et la Waffen-SS a finalement inclus des Allemands de souche originaires de Hongrie, de Yougoslavie, de Roumanie et d’ailleurs, ainsi que des volontaires de pratiquement tous les pays annexés par les nazis, ainsi que de Grande-Bretagne. Par exemple, la division Waffen-SS Charlemagne, formée en 1944, comptait plus de 20 000 Français. Au fur et à mesure que la guerre progressait, les récits différaient quant au nombre réel de membres SS et Waffen-SS. Selon un rapport, en juin 1944, 800 000 nazis et partisans nazis avaient été acceptés dans la SS et ses subdivisions. Un autre récit citait à lui seul l’adhésion à la Waffen-SS entre 800 000 et 910 000 en octobre 1944. Le destin d’Himmler En 1945, alors que la défaite de l’Allemagne nazie semblait de plus en plus certaine, Himmler devint l’organisateur en chef de la Volkssturm» ou People’s Storm Troop», une unité dont les membres étaient à l’opposé de ceux qui se qualifiaient pour les SS. Le Volkssturm se composait d’une armée bricolée d’adolescents et d’hommes âgés dont la tâche improbable était d’être la dernière ligne de résistance contre les Alliés. Alors que l’Allemagne perdait, Himmler fut capturé par des soldats alliés. Il s’est suicidé le 23 mai 1945 en ingérant une capsule de cyanure. Après la Seconde Guerre mondiale, les tribunaux militaires de Nuremberg, en session de 1945 à 1949, ont été habilités à traduire en justice les criminels de guerre. Le tribunal a déclaré les SS une organisation criminelle en raison de leur implication directe dans la commission d’atrocités de guerre.

affiche de recrutement pour la waffen ss